G5 Sahel/Burkina : Cap sur les actions diligentes, réalistes, mesurables à impact rapide

par g5sahelnow
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Le Comité national de coordination des actions (CNC) du G5 Sahel/Burkina Faso a tenu sa troisième et dernière session de l’année 2020. Il a présenté, au cours de cette séance, outre le point sur la mise en œuvre du programme d’investissements prioritaires (PIP) et du programme de développement d’urgence (PDU), le cadre d’actions prioritaires intégré (CAPI) et son plan d’action ainsi que les fiches-projets disponibles. La rencontre qui s’est tenue le mardi, 22 décembre 2020 à Ouagadougou, avait pour but de recueillir les observations des partenaires pour affiner la stratégie de mobilisation des fonds.

C’est par un point de la mise en œuvre des projets et l’état de la mobilisation des fonds annoncés par la Conférence internationale de Nouakchott sur le G5 Sahel en décembre 2018, que l’expert en infrastructures du G5 Sahel, Mikaïlou Sidibé, a amorcé la présentation du cadre d’actions prioritaires intégré (CAPI) et son plan d’action ainsi que les fiches-projets disponibles.

Le CAPI, qui vise à faciliter la mise en œuvre du PIP (programme d’investissements prioritaires), ambitionne d’identifier des actions rapides, réalistes, mesurables à mener sur les volets sécurité et développement dans les zones fragiles prioritaires, élargis à la dimension humanitaire, à la gouvernance et à la réconciliation. Un plan d’urgence pour la mise en œuvre du CAPI décline les projets prioritaires planifiés dans le temps et dans l’espace pour les deux prochaines années.

Il s’articule autour de projets qui s’inscrivent dans une logique intégrée d’intervention à court terme dans le but d’agir rapidement et efficacement sur les besoins urgents dans les fuseaux (zones) de l’espace G5 Sahel et d’obtenir des résultats rapides. Les orientations de mise en œuvre du CAPI appellent à une priorisation par domaine d’intervention, mais dans une logique intégrée (il s’agit d’apporter une réponse territorialisée intégrée aux problématiques qui se posent dans chaque zone d’intervention) ; une priorisation par zone d’intervention (ce qui implique de tenir compte du zonage en termes de priorités d’intervention et d’approche territoriale intégrée) ; une articulation avec les mécanismes locaux, nationaux et sous-régionaux tenant compte entre autres des actions en cours au niveau local, national et sous-régional, du partage d’information et la communication.

Pour atteindre donc ces résultats directs, 20 actions prioritaires seront mises en œuvre dans un plan d’urgence. Ces actions prioritaires seront développées sur les zones transfrontalières d’intervention en fonction des urgences et des priorités spatiales (sécurisation, stabilisation, prévention). La réalisation de ces actions contribuera à atteindre une dizaine d’impacts rapides en terme d’amélioration et de changement sur les capacités d’intervention des forces de défense et sécurité, la sécurité des axes de circulation, la sécurisation accrue des personnes et des biens, la gouvernance et la confiance entre populations et acteurs publics, l’accès à l’éducation, le transport, les infrastructures économiques, les capacités en matière de réinsertion sociale et de lutte contre la radicalisation.

A ce jour, avec l’appui de l’Union européenne et le Bureau international du travail, plusieurs fiches de projets ont été finalisées. Il s’agit de l’appui aux acteurs de la sécurité ; l’appui aux autorités locales administratives, judiciaires, religieuses et coutumières en matière de sécurité ; des actions de facilitation de la mobilité des populations ; des actions de dialogue social, de sensibilisation, communication et éducation pour la prévention de l‘insécurité, la stabilisation, la cohésion sociale et la paix ; l’appui à l’insertion socio-économique et à l’autonomisation des jeunes, femmes et personnes vulnérables ; l’appui à la réalisation d’infrastructures d’offre d’énergie renouvelable aux acteurs économiques, aux ménages et services. On note également, toujours dans ce chapitre, l’appui aux infrastructures socio-économiques, à la formation professionnelle, la promotion d’emplois décents et au développement de nouvelles filières d’emplois pour les jeunes dans les zones transfrontalières concernées par les grandes infrastructures.

On a, en outre, les appuis aux projets d’infrastructures de transport de désenclavement et d’accessibilité aux zones frontalières, le renforcement des services de base dans les zones d’accueil au profit des personnes vulnérables et déplacées et, enfin, le développement d’activités agro-sylvo-pastorales (en cours de négociation de financement avec la BADEA).
Le G5 Sahel a pu mobiliser des fonds auprès de l’UEMOA pour démarrer une action prioritaire, notamment le projet d’aménagement territorial intégré (PATI).

« L’année 2020, année post-présidentielle, aura été une année bien particulière pour nous CNC G5 Sahel, au cours de laquelle, nous avons poursuivi l’ensemble des grands chantiers engagés lors de notre présidence en exercice du G 5 Sahel. L’heure n’est pas encore au bilan, mais lorsque nous jetons un coup d’œil en arrière, nous pouvons être satisfaits du chemin que nous avons parcouru ensemble au cours de cette année 2020 », a expliqué à l’ouverture des travaux, le coordonnateur, point focal G5 Sahel Burkina Faso, Norbert Kohoun, saluant l’action des partenaires dans la quête des objectifs poursuivis.

Crée en 2019, le CNC G5 Sahel Burkina Faso est une structure interministérielle placée sous la tutelle du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, avec pour mission principale d’assurer la coordination et le suivi de la mise en œuvre des actions développées dans le cadre de la coopération entre les Etats du G5 Sahel. A ce titre, il sert d’interface entre l’administration nationale, le secrétariat exécutif du G5 Sahel et les structures opérationnelles des autres stratégies Sahel pour la cohésion des initiatives et actions et facilite les échanges avec les partenaires techniques et financiers dans le cadre des actions du G5 Sahel.

Il appuie également les leaders politiques dans l’identification, la programmation et la validation des programmes et projets à inscrire dans le cadre stratégique pour le développement de la sécurité du G5 Sahel. Il se réunit en séance ordinaire une fois par trimestre sur convocation du président pour examiner et adopter les rapports réguliers et regarder le programme de travail annuel et budgétaire.

SOURCELefaso.net

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